ATTENTION ! Contrairement à ce que la communication actuelle omet de dire, les masques en tissu ne protègent pas du SARS-CoV-2 (COVID-19) comme l'explique l'INRS.

Il y a quelques semaines on vous disait que vous n'aviez pas besoin de masques (et pour cause, il n'y en avait pas). Aujourd'hui on a besoin de faire retourner les gens au travail, on propose des masques en tissu. Demain on vous dira quoi ?

Dans le cadre du travail en milieu clos ou lorsque vous êtes en présence de collègues de travail et clients, les risques de contamination augmentent en fonction de votre protection, des règles d'hygiène et de sécurité que vous suivez. Le port du masque en tissu vous donne une fausse impression de protection. Seul les masques type FFP2 et plus offre une garantie de protection du SARS-CoV-2 si vous suivez les consignes d'utilisation.  


1 - L'Institut national de recherche et de sécurité (INRS) est explicite*

INRS: "Ces masques n’ont pas été soumis à l'ensemble des tests d’efficacité prescrits par les normes en vigueur. Le peu d’études scientifiques sur les performances de filtration des masques en tissu montrent une efficacité de filtration inférieure à celle des masques chirurgicaux. Une étude chez le personnel hospitalier a également montré que le risque d’infection respiratoire était plus important dans le groupe portant un masque en tissu que dans le groupe portant un masque chirurgical."

2 - Extraits Article "tout ce que l'on sait sur la dispersion des gouttelette"

expulsion covid-19 masque

(source futura-sciences** en bas de page)

"Presque tout dans la propagation du coronavirus est affaire de dynamique des fluides : comment les gouttelettes se forment et sont transportées, comment elles infectent les autres, comment les masques anti-projections peuvent les arrêter, etc. L'ennui, selon des physiciens de l’université John Hopkins (États-Unis), c'est que les stratégies de lutte contre le Covid-19 sont essentiellement basées sur des travaux obsolètes. Sur « des articles publiés dans les années 1930 ». Or, les connaissances des chercheurs ont évolué depuis."

"ce sont ces petites gouttelettes qui sont les plus susceptibles de voyager sur de grandes distances et donc de transmettre l'infection par inhalation directe. Les grosses gouttelettes, en revanche, se retrouvent plus sur des surfaces, jouant sur la transmission par le toucher. Mais les phénomènes sont tellement complexes qu'il n'existe pas de consensus sur le comportement réel de toutes ces gouttelettes.

« Le virus pourrait être transporté par de très fines gouttelettes aéroportées», explique Rui Ni, professeur de génie mécanique. « Pour le moment, nous ne comprenons pas parfaitement comment cette fine brume agit sur le transport du coronavirus. »

"Les chercheurs du MIT affirment que des gouttelettes de toutes les tailles sont émises lorsqu'une personne tousse ou éternue. Elles sont transportées par un nuage gazeux à des vitesses comprises entre 36 et 110 km/h. Un phénomène seulement partiellement atténué par le fait d'éternuer dans son coude. Et contre lequel les masques chirurgicaux ne seraient pas efficaces."

"Les chercheurs du MIT maintiennent et s'inquiètent que les recommandations soient établies plus en fonction des qualités des équipements de protection disponibles qu'en fonction de réelles données scientifiques. Celles qui orientent vers une distance de sécurité de 1,8 mètre dateraient des années 1930-1940 et leurs limites auraient déjà été démontrées."

3 - Annals of Internal Medicine (Corée du Sud)

Une étude montre que les masques chirurgicaux et en coton ne sont pas efficace pour empêcher la propagation du SARS-CoV-2. L’étude, menée dans deux hôpitaux de Séoul (Corée du Sud), a révélé que lorsque des patients Covid-19 toussaient dans l'un ou l'autre type de masque, des gouttelettes de virus étaient libérées dans l'environnement et la surface externe du masque. Les conclusions ont été publiés dans Annals of Internal Medicine.

Des chercheurs de l'Asan Medical Center et de la University of Ulsan College of Medicine, à Séoul, ont demandé à 4 patients atteints de Covid-19 de tousser 5 fois chacun sur une boîte de Pétri. Ils ont réalisé cette opération sans masque, avec un masque chirurgical et en coton. En étudiant ensuite la surface, les chercheurs se sont rendu compte que dans tous les cas le SARS-CoV-2 est présent. Ces résultats suggèrent que les recommandations de porter des masques pour prévenir la propagation de Covid-19 pourraient ne pas être efficaces. Les chercheurs notent par ailleurs qu’ils ont constaté une contamination plus importante à l’extérieur que sur les surfaces intérieures du masques. Alternativement, les petits aérosols de SARS-CoV-2 générés lors d'une toux à grande vitesse pourraient pénétrer dans les masques.

4 - Un choix dicté par la pénurie

INRS: "Face à la pénurie des masques, les entreprises et les laboratoires se sont mobilisés pour sélectionner les matières susceptibles de permettre la réalisation de masques alternatifs dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. La Direction Générale de l'Armement réalise des tests d'efficacité de filtration et de perméabilité. Les résultats des performances des tissus sont disponibles."

On peut se poser des questions :

  • - Pourquoi la Direction Générale de l'Armement fait les tests de performance au lieu d’un laboratoire spécialisé dans la protection respiratoire ?
  • - On parle des spec ou normes AFNOR qui sont en réalité des conseils de fabrication que chacun peut réaliser chez soit mais qui sont en aucun cas une certification sur l'efficacité de filtration.
    Est-ce suffisant ?
  • - Où sont les certifications, les méthodes et les chiffres ?

(Ça peut nous rappeler à notre mémoire collective, le pantalon rouge garance trop visible, que portaient les soldats français lorsque la guerre éclate en 1914 comme étant un symbole de l’impréparation française à la guerre moderne.)

5 - Comment se diffuse le Coronavirus SARS-CoV-2 dans l’air ?

Pour comprendre pourquoi les masques faciaux peuvent fonctionner, il est important de voir comment le virus qui cause Covid-19 se propage en premier lieu.

Une fois qu'il a infecté quelqu'un, le virus Sars-CoV-2 responsable de la maladie détourne ses cellules pour se répliquer. En se multipliant, ces nouvelles particules virales éclatent alors hors des cellules et se suspendent dans les fluides corporels de nos poumons, de notre bouche et de notre nez. Lorsqu'une personne infectée tousse, elle peut envoyer des douches de minuscules gouttelettes - appelées aérosols - remplies de virus dans l'air.

Une seule toux peut produire jusqu'à 3 000 gouttelettes. Il est à craindre que le virus ne se propage également simplement en parlant. Une étude récente a montré que nous pulvérisons des milliers de gouttelettes invisibles à l'œil nu dans l'air simplement en prononçant les mots «rester en bonne santé».

Une fois sortis de nos bouches, bon nombre des plus grosses gouttelettes se déposent rapidement sur les surfaces voisines tandis que les plus petites restent en suspension dans l'air pendant des heures, où elles peuvent être respirées. Alors que le comportement des gouttelettes remplies de virus dans les pièces avec climatisation et les environnements extérieurs sont moins bien compris, on pense qu'ils se déposent plus rapidement sur les surfaces dans l'air perturbé. Certains rapports indiquent également que le coronavirus peut se propager par les systèmes de ventilation des bâtiments. ( En savoir plus sur la durée de survie du coronavirus sur les surfaces.)

Le virus Sars-CoV-2 a survécu dans ces gouttelettes d'aérosol pendant au moins trois heures, selon une étude réalisée par le virologue Neeltje van Doremalen et ses collègues de l'Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses, Hamilton, Montana. Mais une étude plus récente, mais non encore publiée, a révélé que le virus Sars-CoV-2 est toujours infectieux pendant plus de 16 heures après avoir été suspendu dans des gouttelettes d'aérosol. Il a révélé que le virus était «remarquablement résistant sous forme d'aérosol» par rapport à d'autres coronavirus similaires qu'ils ont étudiés.

Ensemble, ils suggèrent que dans les bonnes conditions, le virus peut persister dans l'air pendant plusieurs heures et infecter encore les gens s'il est respiré. Et dans les environnements intérieurs, ils semblent particulièrement enclins à se propager dans l'air.

Une analyse non publiée de 318 épidémies de Covid-19 en Chine a montré qu'il était le plus souvent transmis dans les environnements intérieurs, en particulier dans les foyers, mais également dans les transports publics, dans les restaurants, cinémas et magasins. Ils ont trouvé un seul exemple où le virus semblait avoir été transmis alors que les gens étaient à l'extérieur.

Du matériel génétique provenant de Sars-CoV-2 a également été détecté dans l'air des toilettes et des pièces utilisées par des personnes infectées par Covid-19. Une étude d'un groupe de cas survenus dans un restaurant à Guangzhou, en Chine, suggère que dans des espaces mal ventilés, le virus peut se propager à des personnes assises à proximité immédiate par le biais de gouttelettes d'aérosol en suspension dans l'air.

Les gouttelettes-postillons >5µm: gouttelettes retombent vite à moins d'un mètre (sauf si toux : les vitesses d'expiration maximales peuvent atteindre jusqu'à 10-30 m/s, créant un nuage qui peut s'étendre sur environ 7-8 m source : American Medical Association)

Micro-gouttes >2.5µm et virus en aérosol (diamètre 0,25 à 1µm dans un environnement contaminé) restent longtemps dans l'air (plusieurs heures), transportées par courant d'air, inhalés en profondeur source : bioRxiv

La Direction Générale de l'Armement a réalisé des tests de performance (dont on n'a pas trouvé les chiffres, ni la méthode) pour des particules de 3µm qui correspondent à des grosses gouttelettes qui sont projeté alors que le COVID-19 a des dimensions entre 0.14 à 0.06µm et donc se retrouver dans des micro-gouttelettes.

Transmission du COVID19 par aérosol, les implications pour la santé publique et le déconfinement.

SRAS-CoV-2 dimensionSARS-CoV-2 (yellow),

dimensions covid-19

6 - Les masques en tissu, bonne ou mauvaise idée ?

La communication sur ces masques laisse penser que l'on est suffisamment protégé ce qui peut provoquer un relâchement de la protection par les gestes d’hygiène et la distanciation sociale et particulièrement dans le cadre du travail.

Ces masques peuvent protéger contre les projections de grosses gouttelettes émises par une personne en vis-à-vis sur le moment. Faute de masque, il peut être utile dans le cadre d'un confinement lorsque vous sortez pour acheter du pain ou faire une course à condition de mettre au lavage votre masque dès que vous rentrez chez-vous. Selon les recommandations, il faut changer ce masque toutes les 3 heures. L’humidité accumulée par la respiration et l’environnement va souiller et contaminer le masque et peut favoriser la prolifération des virus. Par ailleurs, il est régulièrement répété qu'un masque, conventionnel ou artisanal, est inefficace si on le touche, le tripote, le bouge, le déplace... ce qui est fréquemment le cas notamment dans le cadre du travail!

De plus, il faut laver tous les soirs ces masques à 70°C  (avec une utilisation limité dans le temps à cause de la détérioration des fibres du tissu)

*Source : INRS - Masques de protection respiratoire et risques biologiques : foire aux questions

**Source : Coronavirus : tout ce que l'on sait sur la dispersion des gouttelettes

source : BBC Why we should all be wearing face masks