FILTRE COVID-19 P3 (FFP3)

Nos filtres P3 (FFP3) anti-CODID-19, avec une certification européenne, ont seulement un taux de pénétration de 0,5% soit une filtration à 99,95% (voir schéma ci-dessous). En comparaison, les FFP2 on un taux de pénétration de 6%.
Les masques FFP2 sont réalisés avec des fibres plastique (polypropylène), les filtres P3 sont réalisés avec de la fibre de verre.

Pour information :

La concentration moyenne de bactéries contenue dans l’air d’un hôpital serait de 350 à 700 UFC/m3 (Unités formant colonies). Dans celle d’une chambre de patient, cela peut atteindre 5000 à 7000 UFC/m3 lors des changements de literie. Un seul éternuement peut générer jusqu’à 1 million de gouttelettes d’un diamètre inférieur à 0,1µm (micromètre), et que jusqu’à 150 000 noyaux de gouttelettes transportant des bactéries ont été dénombrées.

Une étude récente publiée dans l’american journal of infectiology de 2006, conclue que la protection des masques de type N95 ne procurent pas nécessairement une protection adéquate contre les virus, étant donné leur taille inférieur à 0,3 µm, taille des particules de NaCl utilisées lors de la certification faite par le NIOSH (National Institute for Occupational Safety and Health).

Aux États-Unis, un masque N95 est certifié arrêter au moins 95 % des particules neutres de NaCl d’un diamètre de 0,3 µm utilisés comme aérosol standard. Un masque P95 possède également une efficacité particulaire d’au moins 95 % et est résistant aux huiles, ce qui s’avère nécessaire dans certains milieux industriels. Un masque N99 en filtrera 99% (comme FFP3). Les masques N95 et N99 sont donc, eux aussi, efficaces contre le coronavirus.

(Source : Société Française des Infirmier(e)s Anesthésistes)

covid-19, filtre P3

En protection respiratoire, les médias (matériaux) filtrants utilisés sont constitués de fibres. L'effet tamis n'est pas responsable du piégeage des aérosols par un support fibreux. Plusieurs mécanismes interviennent : la diffusion brownienne, l'interception directe, l'impaction inertielle et les forces électrostatiques.

La diffusion brownienne

Les petites particules en suspension dans l'air ont une trajectoire désordonnée et aléatoire (agitation brownienne). Sous l'effet de cette agitation brownienne, elles peuvent entrer en contact avec une fibre du filtre et y adhérer (existence au point de contact particule / fibre d'une force d'attraction intermoléculaire appelée force de Van der Waals).

Ce mécanisme est prépondérant dans le piégeage des particules de diamètre inférieur à 0,1 µm. Son influence augmente lorsque le diamètre de la particule diminue.

L'interception directe

Lorsqu'une particule s'approche d'une fibre à une distance inférieure au rayon de la particule, elle est interceptée par la fibre et y adhère sous l'effet des forces de Van der Waals. Ce mécanisme concerne les particules de diamètre supérieur à 0,1 µm.

diffusionInterception

L'impaction inertielle

En raison de leur inertie, les plus grosses particules peuvent ne pas suivre une ligne de courant contournant une fibre et entrer en collision avec cette fibre. Ce mécanisme est prépondérant pour les particules de diamètre supérieur à 1 µm. Son influence augmente avec la taille de la particule.

Impaction

Les forces électrostatiques

Selon l'état de charge de la particule et de la fibre, il existe alors plusieurs types de forces électrostatiques qui vont dévier la particule de sa trajectoire et l'attirer vers la fibre où elle adhèrera.

(source : INRS Institut national de recherche et de sécurité)

Autres sources:

Appareils de protection respiratoire filtrants
Les nanomatériaux : un enjeu majeur pour la santé et la sécurité la santé et la sécurité au travail.
Les appareils de protection respiratoire